« C'est évident une fois que c'est expliqué ! Je n'y avais jamais pensé pendant toutes ces années ! Mais le ressentir moi-même, dans mon propre corps… Ça change complètement la façon dont je vois les choses. »
Estelle, aide-comptable, 52 ans, venue au cabinet pour des douleurs dans le bas du dos.
C'est ce déclic que cet atelier veut provoquer. Une partie de ce que la chaise prend se ressent dès le soir même. Une autre ne se sent pas du tout : elle s'installe au fil des années, sans prévenir.
Nous passons tout en revue : le squelette, le cœur et les vaisseaux, les yeux, la respiration, le métabolisme. La part « mécanique », c'est-à-dire ce que votre corps sait encore faire, y tient une place importante, parce que c'est celle dont on parle le moins ailleurs. C'est aussi là que les surprises arrivent.
Mais comprendre ne suffit pas. Vous savez sans doute déjà qu'il faudrait bouger plus et changer de position plus souvent. Ce qui manque presque toujours, ce sont les outils : quels gestes, à quel moment, et comment les glisser dans une journée chargée ou une soirée devant la télévision. C'est un atelier pratique : ces outils, vous les essayez sur place, dans votre propre corps, et vous repartez avec.
Samedi 31 octobre 2026, de 9 h à 12 h
Au cabinet, 10 av. de l'Hôtel de Ville, 53170 Meslay-du-Maine
- Durée
- 3 heures, dont les deux tiers en pratique
- Groupe
- 8 personnes au maximum
- Tarif
- 30 € par personne, 50 € pour deux, à régler à la réservation ou sur place
- Tenue
- Vêtements souples, rien à apporter
- Animé par
- Alexandre Gauvin, étiopathe et coach en mouvement, plus de 30 ans d'expérience
Première édition, et la date suivante n'est pas encore fixée. Pour réserver, un appel ou un SMS au 06 64 86 25 45 suffit.
Ce que la chaise vous prend
Bureau, voiture, repas, canapé, écrans du soir : la journée assise ne s'arrête pas en quittant le travail, et elle se compte en heures, pas en minutes.
Une partie des effets se ressent le soir même : raideur en quittant la chaise, nuque et épaules tendues, jambes lourdes, coup de barre de l'après-midi, yeux fatigués. Une autre partie se construit silencieusement, année après année, et finit par décider de ce que votre corps saura encore faire à 70 ans.
L'atelier n'écarte rien : nous regardons ce que la position assise prolongée fait au squelette, au cœur et aux vaisseaux, aux yeux, à la respiration et au métabolisme. La partie mécanique, celle des articulations qui ne vont plus jusqu'au bout et des positions que le corps a cessé d'emprunter, en est la pièce la plus originale, celle que l'on trouve rarement ailleurs, mais ce n'est pas la seule.
C'est ce premier temps qui surprend le plus. Quelques observations simples suffisent à rendre visible ce que l'on ne voyait pas, et la phrase que j'entends le plus souvent est : « je n'avais jamais regardé les choses sous cet angle, mais oui, c'est évident. » Difficile de le résumer en trois lignes sur une page : cela se vit.
Le piège le plus courant : « je fais du sport, donc ça va ». Une heure de sport ne rattrape pas dix heures d'immobilité. On peut être sportif et sédentaire. Ce qui compte, c'est ce qui se passe entre deux.
Trois heures, surtout de la pratique
Environ deux tiers du temps se passent à essayer, chacun à son niveau et selon ce dont il a envie. Le reste sert à comprendre pourquoi, parce qu'on ne tient une habitude que si l'on sait à quoi elle sert.
- Faire le point. Vos heures assises, et ce qu'elles ont laissé dans votre corps : quelques observations concrètes, sans chronomètre, sans jugement et sans performance.
- Comprendre. Ce que la position assise prolongée fait au squelette, au cœur et aux vaisseaux, aux yeux, à la respiration et au métabolisme : ce qui se ressent dès cette semaine, et ce qui se joue sur des années. Expliqué simplement, et sourcé.
- Au bureau. Des gestes courts qui tiennent dans une journée chargée, des micro-pauses réalistes, et des façons de rompre la position assise sans quitter son travail. Nous parlons aussi de ce qui freine le plus : le regard des autres.
- À la maison. C'est aussi ici que se joue une grosse partie de votre temps assis, et c'est le terrain le plus libre. Comment vous installer autrement le soir, varier les appuis, et redonner à votre corps des positions qu'il n'emprunte plus depuis longtemps. Chacun à son niveau, avec les adaptations qui conviennent.
- Dans la durée. Ce que vous gardez, ce que vous ajustez dans six mois, et comment ne pas tout abandonner au bout de trois semaines.
Le fond de l'atelier : ce n'est pas une posture qui abîme, c'est de toujours garder la même. On nous vend partout une posture idéale, alors que le problème est le manque de variété. Tenir la posture parfaite douze heures par jour, c'est douze heures de strictement la même chose, et des articulations qui ne vont plus jamais au bout de ce qu'elles savent faire. La meilleure posture, c'est la prochaine. Encore faut-il savoir laquelle prendre, et quand : c'est tout l'objet de la pratique.
Le vrai frein n'est pas le temps
Au bureau, s'accroupir près de la machine à café vous fait passer pour un original. Tendre une cigarette à un collègue, en revanche, c'est convivial. Offrir une dépendance et un risque de cancer, c'est sympathique ; prendre soin de ses hanches et de son dos, c'est étrange. Mieux encore : la pause cigarette va de soi, mais quittez votre chaise toutes les heures simplement pour bouger, et les regards s'interrogent. Ce n'est pas une question de bon sens, c'est une question d'habitude. Et une habitude, ça se change, ensemble et dans la bonne humeur.
Je ne vous apprendrai donc pas à bouger en cachette. Nous verrons des gestes que vous pouvez faire là où vous êtes, et comment les assumer, voire les faire adopter autour de vous. Une habitude tient bien mieux quand elle n'est plus à dissimuler, et c'est souvent le collègue qui regardait de travers qui s'y met ensuite.
Ce que vous emportez
En trois heures, personne ne transforme son corps, et je ne vous le promettrai pas. En revanche, vous ne repartirez pas avec des conseils : vous repartirez avec des outils. De quoi agir dès le soir même, et de quoi continuer seul ensuite.
Pendant l'atelier
- Un état des lieux de votre mobilité. Quelques tests simples en début d'atelier, et vous saurez où en sont vos articulations : la liberté que la chaise vous a déjà prise, et surtout celle que vous avez encore et qui mérite d'être gardée.
- Un ressenti, pas un discours. Des explications, vous en avez sans doute déjà entendu. Ici, vous allez d'abord sentir dans votre corps ce que change un mouvement bien choisi. Et en bougeant, vous comprendrez pourquoi ce n'est pas votre posture qui vous abîme, mais le fait de toujours garder la même.
- Votre répertoire de gestes. Pas une liste générique : des gestes et des positions choisis d'après vos tests, pour le bureau comme pour la maison, et répétés pendant l'atelier dans des moments de votre vraie journée (la fin d'une réunion, le retour du déjeuner) pour qu'ils finissent par venir tout seuls.
- Un plan pour samedi soir. Pas pour un jour lointain : une chose à changer devant la télévision le soir même, une autre au travail dès lundi matin.
Pour la suite
- L'application de pause pour votre ordinateur de travail. Un minuteur de pauses actives, réglé sur votre rythme, pour que le geste ne dépende plus de votre mémoire. Avec la page qui en donne les justifications scientifiques.
- L'application pour la maison. Pour continuer à varier vos positions chez vous, là où se joue une grosse partie de votre temps assis.
- La page de vidéos. Chaque exercice de l'atelier, montré et expliqué, pour le retrouver quand le souvenir s'efface.
- Des repères de progression. Pour les mois à venir, et de quoi savoir quand passer à l'étape suivante, parce que c'est dans la durée que tout se joue.
Pour qui est cet atelier
Cet atelier est fait pour vous si vous travaillez assis, au bureau ou chez vous, si vous conduisez beaucoup, ou si votre dos, votre nuque et vos épaules se rappellent régulièrement à vous. Il l'est aussi, et peut-être surtout, si vous vous dites : « je sais qu'il faudrait que je fasse une pause, mais je n'y pense jamais. »
Vous pouvez venir accompagné : un collègue, un conjoint, un proche qui passe lui aussi ses journées assis. À deux, les habitudes tiennent mieux.
Et rassurez-vous sur le déroulement : nous commencerons par un temps de compréhension et d'échange. Chacun sera libre d'expérimenter à son rythme, selon ses envies et ses possibilités. Il existe différentes façons d'aborder chaque proposition, pour que chacun puisse trouver celle qui lui convient.
L'objectif : repartir avec des outils concrets, adaptés à chacun, que vous pourrez mettre en pratique dès le jour même.
Informations pratiques
Ce que je ne vous promets pas. Ce n'est ni un cours de sport, ni une séance de rééducation, ni un programme de remise en forme. Les positions et les gestes que vous emportez entretiennent d'abord ce dont votre corps dispose encore, et l'empêchent de continuer à se refermer. Pratiqués régulièrement, en suivant les repères de progression, ils vous feront aussi regagner un peu de terrain. Mais pour récupérer vraiment ce qui a déjà été perdu, il faut un entraînement suivi et dosé, et ce n'est pas l'objet de cette matinée. Je préfère vous le dire avant que vous ne vous inscriviez.
Les questions que l'on me pose
Sources
Les chiffres cités sur cette page proviennent directement des organismes qui les publient. Les données détaillées sur les pauses actives, avec leurs références, sont rassemblées sur la page qui accompagne l'application de pause.
- ONAPS. Les chiffres clés, activité physique et sédentarité (temps assis quotidien moyen). onaps.fr
- INRS. Troubles musculosquelettiques : statistiques (part des maladies professionnelles, journées perdues). inrs.fr
- Assurance Maladie. Campagne TMS, mars 2025. assurance-maladie.ameli.fr
Samedi 31 octobre, de 9 h à 12 h : il reste des places
Huit personnes, pas une de plus, et la prochaine date n'est pas encore programmée. Réservez la vôtre, ou posez d'abord vos questions : les deux prennent deux minutes.
Si vous préférez, un simple SMS au 06 64 86 25 45 suffit : indiquez votre nom et le nombre de places, je vous confirme dans la journée.